1883
LIVRE PREMIER. — LA MÉDIE ET LES MÈDES.CHAPITRE PREMIER. — L'IRAN ET LA MÉDIE PROPREMENT DITE. CHAPITRE DEUXIÈME. — LES MÈDES. LIVRE DEUXIÈME. — LES MÈDES SOUS LA DOMINATION ASSYRIENNE.CHAPITRE PREMIER. — PREMIÈRES CONQUÊTES DES ASSYRIENS DANS LA DIRECTION DE LA MÉDIE (1130-781). CHAPITRE DEUXIÈME. — LES ASSYRIENS EN MÉDIE SOUS LES SUCCESSEURS DE RAMANNIRAR III (781-704). CHAPITRE TROISIÈME. — DIMINUTION DE LA PUISSANCE ASSYRIENNE EN MÉDIE SOUS SENNACHÉRIB, ASARHADDON ET ASSURBANIPAL (704-...). LIVRE TROISIÈME. — LE ROYAUME ET L'EMPIRE DES MÈDES.CHAPITRE PREMIER. — DÉJOCÈS. CHAPITRE DEUXIÈME. — L'EMPIRE DES MÈDES. PRÉFACE.Ce mémoire répond à la question suivante, posée par l'Académie royale de Belgique : Exposer, d'après les sources classiques et orientales, l'origine et les développements de l'empire des Mèdes. — Apprécier les travaux de MM. Oppert, Rawlinson (Sir Henri et Georges), Spiegel et autres sur ce sujet. La question demande un travail approfondi sur les origines et le développement de l'empire des Mèdes, et la critique des travaux les plus récents sur cette matière. Comme il y a connexion intime et parallélisme perpétuel entre les deux objets, nous les avons menés de front. En essayant de faire parler les sources, nous nous sommes aidé des travaux antérieurs et nous avons eu occasion de les apprécier. Nous avons traité en premier lieu de la géographie et de l'ethnographie de la Médie ; en second lieu, de l'état primitif des Mèdes ; en troisième lieu, de la fondation et de l'extension progressive de leur empire. Notre mémoire comprend ainsi trois livres. Le travail proposé ayant avant tout le caractère d'une œuvre de discussion et de critique, nous avons glissé rapidement, nous contentant d'un simple énoncé, sur les points qui ont été souvent rebattus et qui sont hors de controverse ; nous nous sommes arrêté sur ceux qui ont encore besoin d'être éclaircis ou qui sont susceptibles de développements nouveaux. Dans le premier livre, par exemple, nous nous sommes peu étendu sur l'origine aryenne, ou, avec plus de précision, sur l'origine iranienne de la partie la plus considérable, sinon de la totalité de la nation médique. Nous avons, au contraire, discuté à loisir l'existence de prétendus Mèdes d'origine touranienne, peuple imaginaire qui cherche à s'implanter dans l'histoire. Notre second livre qui traite de l'état primitif des Mèdes a une ampleur considérable que nous devons aussi justifier. On connaît les Mèdes de cette époque uniquement par leurs rapports avec les Assyriens. De là la nécessité de glaner dans les inscriptions de Ninive les indications, soit directes, soit indirectes, qui s'y rencontrent ; et comme les passages d'où elles se tirent ont parfois reçu les interprétations les plus fantaisistes, et qu'ils sont devenus de la sorte le point de départ de déductions étranges, il a fallu en établir le sens par les procédés ordinaires de la philologie. En même temps que nous allions à la recherche des Mèdes à travers les inscriptions cunéiformes, nous avons étudié la géographie de la Médie et des pays voisins durant la période assyrienne, et nous avons ainsi établi ce que nous n'avions fait qu'énoncer dans notre premier livre ; nous avons suivi le déclin de la puissance de Ninive, étude indispensable pour juger les sources bibliques et classiques de l'histoire des Mèdes. Dans la transcription des noms propres assyriens, nous avons conservé la forme originale de ceux qui ne sont connus que par les inscriptions ; pour les autres, nous avons adopté d'ordinaire la forme généralement usitée. Nous ne nous flattons pas d'avoir évité toute distraction et toute erreur. Notre sujet, en somme, a été peu étudié jusqu'à présent, malgré la longueur des chapitres consacrés aux Mèdes dans certaines histoires. Nous avons complété et rectifié notre travail en quelques points secondaires, grâce aux découvertes faites depuis que notre manuscrit a été soumis au jugement de l'Académie, en ayant toujours soin d'avertir de ces changements. TRANSCRIPTION DES LETTRES HÉBRAÏQUES.
Nous transcrivons conformément à ce tableau les mots assyriens, qui ont les mêmes articulations que les mots de la langue hébraïque. Dans les mots ainsi transcrits, u se prononce ou. |