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BÉRÉNICE, fille d’Agrippa Ier,
roi de D’autres BéréniceBÉRÉNICE, petite-fille de Cassandre, frère d’Antipater, par Antigone sa mère, épousa en premières noces Philippe Macédonien, qui était sans doute l’un des officiers d’Alexandre, et en eut plusieurs enfants, entre autres Magas, roi de Cyrène, et Antigone, qu’elle maria à Pyrrhus, roi d’Épire. Elle suivit en Égypte Eurydice, fille d’Antipater, qui allait rejoindre Ptolémée, son époux, et elle sut inspirer une telle passion à ce prince, que, quoiqu’il eût des enfants d’Eurydice, il l’abandonna pour épouser Bérénice. Il lui érigea un temple de son vivant, la fit représenter sur ses médailles, et plaça sur le trône Ptolémée, son fils, au préjudice de ses autres enfants. BÉRÉNICE II
était fille de Ptolémée Philadelphe et d’Arsinoé, fille de Lysimaque ; elle
suivit, à ce qu’il paraît, sa mère dans son exil, et se retira avec elle
auprès de Magas, roi de Cyrène, qui épousa Arsinoé, et adopta Bérénice ; ce
qui explique comment Polybe et Justin disent qu’elle était fille de Magas,
tandis que, suivant Callimaque, qui vivait à sa cour, elle était fille de
Ptolémée Philadelphe et d’Arsinoé. Magas ayant fait la paix avec Ptolémée Philadelphe,
on convint, pour la cimenter, d’un mariage entre Bérénice et Ptolémée, son
frère de père et de mère, mais qui avait été adopté par Arsinoé, sœur et
seconde épouse de son père. Magas étant mort sur ces entrefaites, Arsinoé, sa
veuve, rompit ce mariage, qui lui déplaisait, et fit venir de Cognoram a parva virgine magnanimam. Elle épousa ensuite Ptolémée Évergète, son frère. Elle était à peine mariée, que Ptolémée fut obligé de partir pour une expédition dans l’Assyrie ; elle fit vœu de couper sa chevelure, et de la consacrer à Vénus, s’il revenait victorieux ; et, à son retour, elle la déposa effectivement dans le temple de Vénus Arsinoé Zéphyritis. Ptolémée paraissant fâché qu’elle se fût privée d’un si bel ornement, Conon de Somos, célèbre astronome, annonça à Ptolémée qu’il avait découvert au ciel une nouvelle constellation, qui était la chevelure de Bérénice que les dieux avaient enlevée, et Callimaque dit, à ce sujet, un charmant petit poème, que nous avons perdu, mais dont il nous reste la traduction latine par Catulle. Bérénice fut tuée par les ordres de Ptolémée Philopator, son fils, l’an 216 avant J.-C. BÉRÉNICE III était aussi fille de Ptolémée Philadelphe, qui, pour sceller la paix qu’il venait de conclure avec Antiochus Théos, la lui donna en mariage, avec une dot très considérable, l’an 252 avant J.-C. Il l’aimait beaucoup, et eut soin, tant qu’il vécut, de lui envoyer de l’eau du Nil pour sa boisson ; mais à peine fut-il mort (voy. ANTIOCHUS II), qu’Antiochus la renvoya, et rappela Laodicé, sa première épouse qui, l’ayant empoisonné lui-même, chercha à faire périr Bérénice et son fils. Elle avait chargé de ce crime un certain Cænée, qui s’empara d’abord de l’enfant par surprise ; Bérénice, courut à sa poursuite, le tua d’un coup de pierre, et, après avoir fait passer son char sur son corps, elle se rendit dans l’endroit où elle croyait qu’on gardait son fils. Ceux qui l’avaient tué firent paraître un enfant entouré de gardes, comme étant le fils de Bérénice, et offrirent à celle-ci de le lui rendre si elle voulait faire la paix avec eux ; elle y consentit, et, au moment où elle ne se doutait de rien, ils se jetèrent sur elle et la massacrèrent, l’an 246 avant J.-C. Ses femmes cachèrent sa mort, ce qui contint le peuple dans le devoir, jusqu’à ce que Ptolémée son frère fut arrivé pour venger cet assassinat. (voy. LAODICÉ) BÉRÉNICE, que quelques auteurs nomment CLEOPÂTRE, était l’unique enfant légitime de Ptolémée Lathure ; elle monta sur le trône après la mort de son père, l’an 81 avant J.-C. Sylla, qui était alors dictateur, l’obligea d’épouser et d’associer au trône Alexandre, son cousin, qui prit le nom de Ptolémée Alexandre. Il n’y avait pas plus de dix-neuf jours qu’ils étaient mariés, lorsque ce monstre la fit mourir pour régner seul. BÉRÉNICE était fille de Ptolémée Aulétès. Le peuple d’Alexandrie s’étant révolté contre ce prince, l’an 58 avant J.-C., le chassa, et plaça sur le trône Tryphéna et Bérénice, ses deux filles. L’aînée mourut peu de temps après ; on maria Bérénice avec Séleucus, surnommé Cybiosactès. La difformité de son coups, et son caractère vicieux, le rendirent bientôt si odieux à la reine, qu’elle le fit étrangler. Elle épousa ensuite Archélaos ; mais Ptolémée Aulétès ayant été rétabli dans ses États par Gabinius, le premier usage qu’il fit de son pouvoir fut de faire tuer sa fille, l’an 55 avant J.-C. BÉRÉNICE, l’une des femmes de Mithridate. Voyez MITHRIDATE. |