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Henri d'Arbois de Jubainville, né à Nancy le 15 décembre
1827 et mort à Paris le 26 février 1910, est un archiviste paléographe et
celtologue français. Archiviste paléographe diplômé de l'École des chartes en
1851, il est directeur des archives de l'Aube jusqu'à sa retraite en 1880. En
1882, il devient le premier titulaire de la chaire de langue et littérature
celtiques au Collège de France, où il sera succédé par Joseph Loth. En 1883,
il est élu membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. « Bon paléologue, chartiste et juriste formé à l'examen des instituions sociales et politiques de la chrétienté médiévale, bon connaisseur des langues classiques, d'Arbois est devenu aussi un spécialiste des langues celtiques. Cette large formation lui a conféré, à l'époque, une grande supériorité sur la plupart de ses contemporains et son ouvrage était appelé à faire date. Il a servi de référence à toux ceux qui, de près ou de loin, ont eu besoin de se documenter sur le domaine celtique (...) Homme du XIXe siècle dans tout son comportement et ses attitudes intellectuelles, d'Arbois était en effet armé pour tout, sauf pour l'étude religieuse et la traduction rigoureuse préparant le commentaire mythologique. Or, à son époque, l'histoire de la religion celtique était dans la plus étroite dépendance des théories primitives, naturistes ou totémistes (...) Les comparaisons avec Rome et la Grèce ont le même défaut général : fondées sur des détails et bon sur des ensembles, elles témoignent d'une méprise entière sur la différence radicale qui sépare la pensée rationaliste grecque de l'archaïsme irlandais. » Ch.-J. Guyonvar'ch, Textes mythologiques irlandais, Rennes, 1980, p. 25).
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